|
PHILIPPUS II (05/244-09/249) Marcus Julius Philippus César (05/244-04/247) Tétradrachme syro-phénicien 244 |
| N° bpv_153805 |

Click to enlarge |
Date : 244 Mint name : Syrie, Séleucie et Piérie, Antioche Metal : billon Diameter : 28,00mm Orientation dies : 12h. Weight : 9,82g.
|
| |
|
Condition : VF Coments on the condition : Frappe bien centrée mais important tréflage au revers et quelques petites taches . | Price : 130,00 € | Catalogue references : Prieur 332 (24 ex)
Obverse description : Buste tête nue drapé et cuirassé à droite, vu de trois quarts arrière. Obverse legend : MAR IOULI FILIPPOS KESAR. Obverse translation : (Marcus Julius Philippus césar). Reverse legend : S|C à l’exergue. Reverse description : Aigle debout à gauche, les ailes déployées, tête à gauche et queue à droite, tenant une couronne feuillée dans son bec, posé sur une palme tige à droite. Reverse legend : DHMARC - EX OUSIAS, (Dhmarcikhs Ex Ousias). Reverse translation : (Revêtu de la puissance tribunitienne / avec l’accord du Sénat).
|
Additional information : Les frappes de Philippe II, comme celles d’Otacilie Sévère d’ailleurs, portent les titres de Philippe. Elles se distinguent entre elles par deux légendes, différents aigles de revers et un portrait à droite ou à gauche. Après les frappes de l’atelier de Rome au MONVRB, les émissions de Philippe sont réorganisées à Antioche, le SC conservé et l’aigle est posé sur une palme. Le point essentiel est qu’elle sera présente jusqu’aux frappes du troisième consulat (il n’y a pas de frappes du deuxième consulat) puis reviendra pour toutes les émissions de Trajan Dèce avant de disparaître définitivement avec les frappes de Trébonien Galle et la fin des émissions de tétradrachmes. La palme est un attribut monétaire récurrent à Antioche, soit dans le champ, soit sous les pattes de l’aigle du revers. A-t-elle toujours la même signification ? Impossible de le savoir. Théoriquement, la palme est le corollaire d’une onction, d’une fête, une décoration religieuse largement utilisée (voir la scène de l’arrivée du Christ à Jérusalem), et probablement, comme l’aigle, un symbole religieux œcuménique, destiné à être compris et accepté par tous les habitants de la région. Le retour du SC, disparu des revers entre 242 et 244, après avoir remplacé à Antioche le Delta Eta apparu en 215, et jamais vu dans un autre atelier officiel, est confirmé. Si nous suivons la logique développée pour ces émissions, il faut croire que ces frappes de Philippe ont reçu l’assentiment (au moins) et le financement (au plus) du sénat d’Antioche. Une gigantesque rançon ayant été payée aux Perses pour abréger la guerre, le propre frère de Philippe étant gouverneur de Syrie, sa propre famille en étant originaire, on peut au moins penser que le Sénat regagna de son importance de l’époque des Sévères. La réputation de Priscus étant de pressurer la population - au point de susciter l’usurpateur Jotapian - on peut aussi penser que le produit de ces spoliations servit à frapper des tétradrachmes au portrait et donc à la gloire de l’Empereur. On note que les sigma sont gravés en C. Dans la base TSP maintenue par Michel Prieur, quarante-sept exemplaires sont maintenant répertoriés pour ce type. Notre exemplaire, qui provient de la trouvaille dite de Lauren, est le 0332_024. |
| Historical background : Philippe II, fils de Philippe l'Arabe et d'Otacilia Sévéra, fut nommé césar peu après l'accession de son père qui lui décerna le titre de prince de la jeunesse . |
|
|
|
|